miércoles

Antología del cuento negro y policial Latino - Americano

MENACES "Anthologie de la nouvelle noire et policière latino-américaine"

Olver Gilberto De León
Introduction: Néstor Ponce
Nantes, 1993, 437 pages.
LE RECIT POLICIER EN AMERIQUE LATINE
Le récit à caractère policier dans toutes ses variantes, (roman à énigme, roman de la victime, roman noir), a toujours fait l'objet d'un véritable engouement en Amérique Hispanique. Cet interet s'est traduit depuis ses origines par une multiplicité de traductions, par l'apparition de collections et de revues spécialisées, par l'organisation de prix littéraires ainsi que par la publication de nombreux récits d'auteurs latinoaméricains. Néanmoins, et ceci malgré le succès des livres de Chandler, Hammett, ou MacDonald, le récit à énigme fut longtemps plus prisé que le récit noir, ce qui n'empecha pas la publication, dès le début des années 1970, de plusiers romans -durs- en Argentine, au Méxique, au Chili, ou encore Cuba, bien qu'avec, pour ce dernier pays, des caractéristiques spécifiques. Une évolution déterminante qui marque un tournant.

Auteurs:

ARGENTINA.Jorge Luis Borges, Adolfo Bioy Cásares,Vicente Battista, Luisa Valenzuela, Mempo Giardinelli, Juan Martini, Enrique Medina.
BRASIL. Rubem Fonseca, Caio Fernando Abreu, Dalton Trevisan, Carlos Drummond de Andrade,Josué Guimaraes.
COLOMBIA. Gabriel García Márquez, Manuel Mejía-Vallejo, Jorge Eliécer Pardo.
CUBA. Ignacio Cárdenas Acuña, Berta Recio Tenorio, Armando Cristóbal Pérez.
CHILE. Poli Délano.
ECUADOR. Iván Eguéz.
GUATEMALA. Augusto Monterroso.
MEXICO. Rafael Ramírez Heredia, Paco Ignacio Taibo II, Antonio Helú, Rafael Bernal.
PARAGUAY. Gabriel Casaccia.
PERU. César Vallejo, Julio Ramón Ribeyro, Alfredo Pita.
REPUBLICA DOMINICANA. Marcio Velóz Maggiolo.
URUGUAY.Juan Carlos Onetti, Hugo Giovanetti Viola, Horacio Quiroga, Enrique Estrázulas.
VENEZUELA. Ednodio Quintero.

CUANDO SE TRANSGREDEN LAS LEYES DE ESTILO

Lo que se busca a través de esta antología del cuento negro y policial latinoamericano, mostrar todos aquellos géneros y estilos que están próximos a lo policial negro. Es decir, ver al hombre latinoamericano envuelto en diferentes situaciones, por ejemplo en el cuento del paraguayo Gabriel Casaccia, "La tripe A", que se asocia con el contexto oscuro de la represión en ese país durante la dictadura del Gral Stroessner. Néstor Ponce en su introducción expresa lo siguiente: "El género negro en América Latina está dando sus primeros pasos. Hasta ahora, tres grandes temas han sido abordados por sus autores: la corrupción de la sociedad latinomaericana en el marco de las crisis políticas y económicas, con sus correlatos de violencia e inaptitud de las capas dirigentes, (Juan Santurain, Paco IgnacioTaibo, José Feinmann, Ramón Díaz Esterovic, Rafael Ramírez Heredia, Sergio Sinay, Rubém Fonseca, Oswaldo Soriano). El segundo tema, es la visión del exiliado latinoamericano que vive y descubre otro país, sin olvidar nunca sus raíces,(Mempo Giardinelli, Daniel Chavarría, o Vicente Battista, Paco IganacioTaibo II, etc). Y una tercera, el exiliado que regresa al país natal, para contemplar amargamente el horror y los estragos del tiempo: (Giardinelli, Pita, etc), apareciendo aquí también la influencia en la lectura de los grandes mitos norteamericanos, Chandler, Marlowe, Monroe o la simple sociedad del norte revivan en las páginas de O. Soriano, H. Conteris, J.C.Martini, Sinay, Albertella, etc.

"El caso cubano merecería un estudio especial. La narrativa del país del caribe se caracteriza, en efecto, por el estrecho parentesco entre lo policial y el espionaje, cuentos y novelas de Nogueras, Pérez Valero, Vázquez,Morán... El "caso policial", sin incidencia en el espionaje que existe igualmente en Recio, Cardi, Escasena...pone en escena una policía revolucionaria, defensora del socialismo, que poco tiene que ver con la corrupta o violenta -en términos generales - que recorre la narrativa de otros autores latinoamericanos. La antología revela asimismo, autores de Santo Domingo, como Marcio Veloz Maggiolo, quien con su estilo directo y exhuberante nos lleva de la mano a la violencia política de El Salvador; lo fantástico policial en el venezonalo Salvador Garmendia; la violencia hasta el límite de lo soportable en el argentino Enrique Medina;el racismo cotidiano y político en el portoriqueño René Marqués; el hambre en las favelas con todo su crueldad descrita por el brasileño Rubém Fonseca; los suicidios en los cuentos del peruano Alfredo Pita, el venezolano E. Quintero y el brasileño Abreu. Relatos en los bajos fondos de Montevideo de Enrique Estrázulas, y del brasileño Guimaraes; "Presencia", del uruguayo Onetti, un cuento de ficción que está entre lo negro , policial y político, mostrando una rasgo común en A. Latina, todo lo emparentado con la realidad social, a su vez está emparentado o es consecuencia de lo político. Para terminar, lo interesante es que el lector puede viajar de la oficina de un policía de La Habana, a una favela perdida en el Brasil, y de repente situarse en plena violencia colombiana, como situarse también en la casa de un aristócrata mexicano, y luego pasearse por las calles de Caracas, siempre con ese clima de AMENAZA, misterio, violencia, sordidez, que caracteriza y que hacen el género negro y policial.

« POLARS » LATINO-AMERICAINS

Jacques FRESSARD

(…) d’où un phénomène spécifiquement hispano-américain : la nouvelle policière engagée ou à thèse. On sait combien la chose est délicate à manier dans le domaine du roman. A fortiori dans les limites du récit court, si l’on souhaite éviter le ton de la parabole. Même le grand Onetti a du mal à se tirer de ces traquenards, qui sont comme l’obole obligée par laquelle un écrivain se fait pardonner de vivre à Madrid ou à Paris (ou encore s’assure d’être publié s’il demeure à Cuba !). Munie d’une solide étude préliminaire de Nestor Ponce et des notices bio- bibliographiques d’Oliver Gilberto de León, ce choix représentatif restera en tout cas un ouvrage de référence et trouvera naturellement sa place sur le rayon des polars que l’on conserve.

La Quinzaine Littéraire, juillet 1993.


SUR LA PLAGE, LES PAVES

Alexis LECAYE

(…) Mais le roman noir n’est pas l’apanage du vieux continent : les éditions de l’Atalante viennent de publier une belle et rare anthologie de la nouvelle noire et policière latino-américaine, intitulée Menaces. Borges y côtoie Gabriel García Márquez, Ednodio Quintero, Luisa Valenzuela, et plus de trente autres auteurs argentins, brésiliens, vénézueliens, chiliens… un petit essai de Nestor Ponce sur le récit policier en Amérique Latine et une biographie des auteurs encadre ce petit joyau, qu’aucun amoureux de la littérature sud-américaine n’a le droit de manquer.
Le Monde, 25 juin 1993
PANORAMA LATINO

Claude MESPLEDE

Depuis la naissance du genre, l’Amérique latine a manifesté une grande prédilection pour les récits à caractère policier. Pour s’en convaincre, il suffit de lire l’excellent « Récit policier en Amérique latine » de Nestor Ponce qui sert d’introduction à Menaces : anthologie de la nouvelle noire et policière latino-américaine, réalisée en 1993 par Olver Gilberto de León pour les éditions de l’Atalante. Les textes de trente cinq romanciers de treize pays attestent bien qu’il s’agit là d’un genre vivant, d’une diversité bien difficile de trouver ailleurs.
Le Magazine Littéraire, juin 1996

MENACES SUR BUENOS AIRES

Raphaël Sorin

(…)Menaces, l’anthologie la nouvelle noire et policière réunie par Olver Gilberto de León, publiée par un éditeur nantais, l’Atalante, cinéphile et amateur de théâtre populaire. Ça nous change des compilations d’auteurs américains du Nord et, surtout, on y parcoure l’autre face du sous-continent, plus sombre ou tordue qu’on imagine. Une préface savante et aguicheuse, de Nestor Ponce, esquisse un historique du genre en Amérique latine. Elle évoque les origines, l’influence de Poe et de Chesterton. Borges avec son ami Bioy Casares, en inventant, sous le pseudo de Bustos Domecq, les enquêtes de don Isidro Parodi, crée ensuite le roman à énigme argentin pur maté. Les années soixante et soixante dix valorisent le genre « dur ». On lance des collections, comme « Serie Negra » qui traduit Chandler ou Gondi. Aujourd’hui, le Mexicain Paco Ignacio Taibo II (trois romans en production chez Rivages) développe la saga furibarde d’un privé vasco-irlandais. Partout, de Cuba à l’Equateur, sans fleurs vénéneuses s’épanouissent.
Classées par pays, les histoires de Menaces sont d’une qualité extrême. Grâce à l’ordre alphabétique, Borges ouvre le feu. Son récit, L’Attente tiré de La L’Aleph ressemble étrangement aux Tueurs de Hemingway, en plus métaphysique. Un homme vit seul dans une chambre. Il copine avec un chien, se fait arracher une dent, rêve que deux hommes le trucident. Un jour, les exécuteurs déboulent. L’individu se tourne contre le mur, résigné. D’autres grands écrivains ont titillé l’énigme ou la violence pure : le Colombien Gabriel García Márquez, le Péruvien Cesar Vallejo, l’Uruguayen Juan Carlos Onetti, et le Brésilien Drummond de Andrade. Ils figurent tous ici, en compagnie de gens moins connus, qu’il faut découvrir, tel le Péruvien Julio Ramón Ribeyro et l’Uruguayen Horacio Quiroga.
Quelques décennies durant – On le devine sans diminuer son plaisir – les latinos sont allés de Kafka à Marx comme les polardeux d’autre part. en les lisant, même au compte-gouttes, on vérifie une fois de plus que la littérature policière pousse drue lors des crises dans les enfantements difficiles, et ne cesse d’engloutir les angoisses personnelles, les hantises sociales, pour les recracher ou les défier.
Globe Hebdo, 24 août 1993

OUVREZ L’ŒIL

Eva Louzon

Menaces arrive à temps pour combler un manque. Première anthologie de la nouvelle noire et policière latino-américaine en français, enfant chérie de son auteur, elle a l’intérêt d’être exhaustive et de n’avoir pas cédé à la facilité. Regroupant des écrivains souvent inconnus en France et d’autres dont on ne soupçonnait pas qu’ils puissent glisser vers l’intrigue, ce livre n’en finit pas de nous étonner. Treize pays classés par ordre alphabétique reflètent leur réalité quotidienne par des nouvelles noires, toutes différentes les unes des autres. Nous pourrons nous hasarder dans cet hôtel isolé, Le Rêve, des alentours de Buenos Aires où deux amoureux complotent un crime qui leur apportera la fortune mais peut-être serons- nous happés par la « Pénombre des rues d’Asunción sous la seule et faible clarté de la nuit tropicale » où un individu fuit, pourchassé par la police militaire, en pleine dictature. Préférons-nous alors assister au partage des bijoux autour du lit de mort de cette baronne Brésilienne, portrait féroce d’une aristocratie décadente, croqué par Carlos Drummond de Andrade ?
A moins que, pour un soir, le Péruvien Alfredo Pita nous confie l’histoire du singulier rendez-vous d’un homme avec lui-même : « (…) un parfum d’embuscade, de défi mystérieux, d’attrayant labyrinthe, se glissait dans mon esprit à l’instant où je mis pied à terre, soudain confronté à cette étrange cité. (…) »
Et le Colombien Manuel Mejía de Vallejo de lui répondre : « (…) il était tard lorsque j’ai voulu reculer ; on aurait dit qu’il m’avait guetté pour me jouer son vilain tour. Dans la brume des visions de l’enfance à la vieillesse, je compris que ce que j’essayais de me rappeler, c’était ma vie (…) »
A moins que le verbe original de Berta Recio Tenorio nous interpelle dans les rues de La Havane pour élucider le meurtre de la belle Ligia…Haïrons-nous le fanfaron Carlos ou Manuel aux quolibets dans ce petit drame psychologique de l’Equatorien Iván Egüez ? Cependant qu’à Saint-Domingue, en pleine guérilla, la María de Marcio Veloz Maggiolo se réfugie dans la lecture de Teresa Batista de Jorge Amado, Rafael Ramirez Heredia nous remémore la nuit mexicaine d’Ifigenio Clausel : « (…) à mesure que trois heures approchaient, Ifigenio sentait la peur l’empoigner davantage là, entre les jambes…Il entendait le bruit de la mer à Tampico, humait, les chaudes odeurs de la huastèque, revivait les fêtes à León, les plongées à Cosumel (…) »
Pleurerons-nous le sort de Mónica, Raquel et Lidia, prostituées de Vikingo bar « couleur vert bouteille, un peu baveux » campées par l’Uruguayen Enrique Estrazulas et prêtes à tout pour échapper à leur vie de misère ? Le destin farceur de Mourir à Guanajuato nous entraînera-t-il dans son rire sardonique jusqu’au Venezuela pour nous plaquer contre notre propre miroir ? Qu’importe !
Même si par-delà les plateaux guatémaltèques un vent annonciateur se lève, égrenant en écho comme un proverbe : « les astronomes trébuchent parfois lorsqu’ils contemplent les étoiles. »
Maíra, septembre octobre 1993
Autores latinoamericanos disparan sobre París

Con el inquietante título de Amenazas, acaba de publicarse en Paris la primera antología en francés de autores latinoamericanos que cultivaron el género policial.
Los 35 “amenazadores” que integran este primer volumen son nada menos que Jorge Luis Borges, Adolfo Bioy Casares, Gabriel García Márquez, César Vallejo, Horacio Quiroga, Juan Carlos Onetti y Augusto Monterroso, entre otros.
Me pareció que era importante mostrar al público francés este fenómeno del cuento negro y policial latinoamericano, hasta ahora desconocido. Era necesario difundir esta otra cara literaria de América latina, que traduce la violencia y la marginalidad de nuestras sociedades”, dijo uno des unos responsables de la edición, el profesor y crítico uruguayo Olver de León, radicado en París desde hace dos décadas.
La idea de Amenazas surgió hace unos seis o siete años, después de haber editado antologías del cuento latinoamericano en 1981 y 1991. El proyecto fue desarrollándose mientras descubrían material de gran calidad, a veces inédito.
Amenazas tuvo una primera tirada de 5.000 ejemplares realizada por la Editorial Atalante (de la ciudad de Nantes), e incluye una excelente y documentada introducción del profesor argentino Néstor Ponce, docente en la universidad de Angers. La mayor parte de los escritores que figuran en el volumen son autores que transitaron asiduamente en sus páginas el universo “negro y policial”.Precisamente, la originalidad del libro en el ámbito europeo radica en la calidad de los textos de los autores ya consagrados que integran la antología.

Esta edición parece confirmar una tendencia que este año viene pisando fuerte: el interés por la literatura latinoamericana, al menos en Francia. La prestigiosa editorial Gallimard, por ejemplo, lanzó el mes pasado el primer tomo de las Obras Completas de Borges en idioma francés, dentro de la colección “Biblioteca de la Pléyade”, reservada para los grandes de la literatura universal. La misma editorial publicó hace pocos días un volumen de 1.000 páginas con todos los cuentos de Julio Cortázar, prologado por el escritor peruano Mario Vargas Llosa.

Por su parte, De León anunció que prepara ahora una selección de los mejores cuentos latinoamericanos de los últimos 50 años, cuya publicación está planeada para dentro de dos o tres años.

CLARIN 29 de junio de 1993